NOS SOULÈVEMENTS
Certains événements du TDI sont labélisés «Science avec et pour la société »
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Certains événements du TDI sont labélisés «Science avec et pour la société »


Le thème a été inspiré du film documentaire Soulèvements, où Thomas Lacoste son réalisateur propose un autre angle de vue que celui des seules images prises par l’État et les reporters, sur les événements du soulèvement contre l’installation de bassines de rétention d’eau à Sainte-Soline. Alors que les images précédentes émanaient de témoins individuels d’un événement local, celles du documentaire émergent d’un processus de création, en ce sens d’une intention de rendre sensible et visible ce qui aurait pu rester diffus, par un mécanisme proche de l’arrêt dialectique de Walter Benjamin qui interprète l’image comme un moment figé où présent et passé entrent en tension. L’image suspend le temps pour rendre perceptible l’injustice, la colère, le désir d’un autre monde. Là précisément apparaît le lien intéressant entre la représentation artistique et le principe du soulèvement.
L’art montre quelque chose du monde effectif, de la réalité traversée de contradictions et d’injustices. Le soulèvement repose sur un mécanisme psychique où l’individu, confronté à une injustice, développe une conscience critique et une émotion mobilisatrice qui, par la solidarité et la contagion émotionnelle, se transforment en une identité collective. Deux dynamiques similaires d’une double mutation : transformer l’individuel en collectif, transformer le local en universel. Le documentaire cité plus haut convoque ainsi l’intimité de 16 jeunes militants, afin que par l’image elles rencontrent l’intimité de chacun des spectateurs : l’image comme symbolisation du monde (Jean Guillaumin). Ce passage de l’individuel à l’universel, l’Artiste le réalise par son œuvre, dont l’inachèvement – inhérent à tout processus de création au travers d’une œuvre – attire (jouissance des œuvres) et dont la forme convoque le sentiment esthétique du public. L’image devient le moyen d’universaliser le sentiment d’injustice ; elle séduit les individualités par l’inachèvement puis créée un sentiment de partage, de communauté, susceptible de conduire à l’engagement.
Voici dans ce 11e festival « nos soulèvements », au travers de la poésie, du cinéma, du théâtre, de la musique, de l’objet d’art comme pouvait le devenir un simple vinyle.
Thèmes des années précédentes : L’art de recevoir (2017), Pour un savoir engagé (2018), Nos quotidiens (2019), Jeux de vérité (2020), Impostures et vérités (2021), À l’ouvrage (2022), Fêtes en scène (2023), Les arts de l’imaginaire (2024). Habiter le monde (2025).
Affiche : © Olwenn Kerné
L’art montre quelque chose du monde effectif, de la réalité traversée de contradictions et d’injustices. Le soulèvement repose sur un mécanisme psychique où l’individu, confronté à une injustice, développe une conscience critique et une émotion mobilisatrice qui, par la solidarité et la contagion émotionnelle, se transforment en une identité collective. Deux dynamiques similaires d’une double mutation : transformer l’individuel en collectif, transformer le local en universel. Le documentaire cité plus haut convoque ainsi l’intimité de 16 jeunes militants, afin que par l’image elles rencontrent l’intimité de chacun des spectateurs : l’image comme symbolisation du monde (Jean Guillaumin). Ce passage de l’individuel à l’universel, l’Artiste le réalise par son œuvre, dont l’inachèvement – inhérent à tout processus de création au travers d’une œuvre – attire (jouissance des œuvres) et dont la forme convoque le sentiment esthétique du public. L’image devient le moyen d’universaliser le sentiment d’injustice ; elle séduit les individualités par l’inachèvement puis créée un sentiment de partage, de communauté, susceptible de conduire à l’engagement.
Voici dans ce 11e festival « nos soulèvements », au travers de la poésie, du cinéma, du théâtre, de la musique, de l’objet d’art comme pouvait le devenir un simple vinyle.
Thèmes des années précédentes : L’art de recevoir (2017), Pour un savoir engagé (2018), Nos quotidiens (2019), Jeux de vérité (2020), Impostures et vérités (2021), À l’ouvrage (2022), Fêtes en scène (2023), Les arts de l’imaginaire (2024). Habiter le monde (2025).
Affiche : © Olwenn Kerné